Le 23e Festival du Cinéma et des Droits de l’Homme de Saint-Sébastien, organisé par le département des Droits de l’Homme de la municipalité et par Donostia Kultura, s’est déroulé entre le 23 et le 30 avril avec un formidable accueil de la part du public.

Imanol Uribe: Prix Festival du Cinéma et des Droits de l’Homme 2026 (Photo: Floro Azqueta)
Imanol Uribe: Premio Festival de Cine y Derechos Humanos 2026 (Foto: Floro Azqueta)

 

Le 23e Festival du Cinéma et des Droits de l’Homme, inauguré le 23 avril au théâtre Victoria Eugenia par le film Palestine 36 (2025), dirigé par la cinéaste palestinienne Annemarie Jacir et Prix du Festival en 2019, s’est achevé au même endroit le 30 avril par la projection du film nord-américain Rebuilding (2025), dirigé par Max Walker-Silverman, lors du gala de remise des prix au cours duquel le prix spécial du festival à toute une carrière a également été décerné à Imanol Uribe.

Les projections se sont principalement déroulées au Victoria Eugenia, à l’exception de deux films du IIIe Cycle de Cinéma et Victimologie, qui ont été projetés au théâtre Principal. Quatre titres ont été projetés à Tabakalera, trois dans le cadre du cycle Cinéma et Mémoire, et un quatrième lors d’une séance spéciale organisée par la Filmothèque basque. La programmation de films s’est complétée tout au long du festival de colloques animés par des acteurs des films représentés, des cinéastes et des personnalités expertes dans les thématiques abordées. Un total de 8 séances matinales ont été organisées au théâtre Principal pour les établissements scolaires de la ville, avec la projection de films sélectionnés suivant les groupes d’âge : Animalien eguberri magikoa (2024), Ipuinak lorategi magikotik (2025) et Faisaien Irla (2025).

Le Festival du Cinéma et des Droits de l’Homme a aussi incorporé au programme de cette année, au théâtre Principal, le monologue d’Asaari Bibang, Humor negra, 4 expositions dans différents espaces de Donostia Kultura, le jeu en ligne sur les droits de l’homme, Babes TÚ, et la table ronde La era Trump y sus consecuencias.

Visiteurs

Du moment même de l’inauguration, avec la visite de l’acteur britannique Billy Howle, l’un des principaux protagonistes du film Palestine 36, qui a ouvert le festival, jusqu’à la clôture, avec la remise du prix spécial à Imanol Uribe, nous avons pu assister à un défilé de cinéastes venus présenter leurs films, comme Tamara Stepanyan, Natxo Leuza, Bàrbara Mestanza, Marc Pujolar, Lander Garro, Mafalda Saloio ou Sergio Haro.

De nombreuses personnalités ont aussi participé aux différents débats et tables rondes, et notamment Eva Suárez-Llanos, directrice adjointe de la Section espagnole d’Amnesty International ; le médecin légiste Paco Etxeberria ; Gema Varona, directrice de l’Institut basque de criminologie ; les avocats Aamer Anwar et Cecilia Piris ; Javier Canivell, directeur général de l’association Zehar-Errefuxiatuekin ; Esperanza Santos, coordinatrice d’urgence pour l’Espagne de Médecins sans frontières ou divers professeurs de l’Université du Pays basque.

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Spectateurs

7.837 spectateurs ont assisté aux projections cinématographiques du Festival, dont 5.298 aux 23 séances du Victoria Eugenia et du théâtre Principal, 2.292 écoliers aux 8 matinales du théâtre Principal et 247 aux quatre séances programmées à Tabakalera.

5.788 personnes ont visité les 4 expositions organisées dans le cadre du festival : Pour raconter mon histoire (centre culturel Okendo), Les Trois Frontières (centre culturel Aiete), la 22e édition d’Art et des Droits de l’Homme par les enfants et les jeunes (théâtre Victoria Eugenia) et L’espoir malgré soi (théâtre Victoria Eugenia).

Au reste des activités (tables rondes, monologue, jeu en ligne Babes TÚ) ont pris part 1.208 personnes.

Au total, le festival a accueilli cette année 14.833 spectateurs.

Les chiffres à retenir

  • 46 films (27 longs métrages et 19 courts métrages) de 35 nationalités
    4 expositions
    14.833 participants
inauguracion
Clôture au Victoria Eugenia Antzokia (Photo : Floro Azqueta).

Les thèmes de cette édition


    Le Bangladesh, à l’épicentre de l’injustice climatique
    Les conséquences irréparables du mandat britannique sur la Palestine
    Les criminels nazis en Amérique latine : entre impunité et amnésie
    Dénoncer les violences faites aux femmes : un droit devenu punition
    La dimension sociale de la santé infantile
    La féminisation de la précarité dans l’industrie textile en Europe
    La force d’un quartier contre une déportation
    L’interprétation patriarcale des religions
    Les migrations et les contrôles des frontières par la police avec des armes à feu
    Les petites filles et les petits garçons soldats en Afrique occidentale
    La rébellion permanente des femmes contre le système patriarcal
    La sororité entre les femmes réfugiées : l’exemple mondial de la Tunisie
    Le traitement judiciaire de la violence politique
    La vie d’une personne trans en milieu rural

Participants

  • Aitor Bengoetxea
  • Aamer Anwar
  • Estibaliz Argüelles
  • Javier Canivell
  • Raquel Celis
  • Ivania Cruz
  • Sandra Escurza
  • Nagore Eskisabel
  • Paco Etxeberria
  • Izaskun Ferrer
  • Joan Font
  • Idoia García
  • Lander Garro
  • Javier Gómez Zapiain
  • Sergio Haro
  • Billy Howle
  • Natxo Leuza
  • Pablo Llorca
  • Samuel Martín-Sosa
  • Amaia Mayor
  • Bàrbara Mestanza
  • Macrina Miranda
  • José Naranjo
  • Jokin Pascual
  • Cecilia Piris
  • Marc Pujolar
  • Juan Luis Rod
  • Mafalda Saloio
  • Jon Santamaria
  • Esperanza Santos
  • Tamara Stepanyan
  • Gema Varona
  • Mihiret Elisa Zarate
  • Bego Zubia