Imanol Uribe
2026
Imanol Uribe, l’un des grands noms du cinéma basque des 50 dernières années, est une figure indispensable pour narrer l’histoire de l’Espagne de la démocratie. Durant la Transition, il a dirigé dans la Communauté autonome basque plusieurs titres devenus cultes comme El proceso de Burgos (1979), La fuga de Segovia (1981) ou Le Sexe du Diable (1983), qui ont ouvert la porte à un nouveau type de cinéma, attaché à la réalité de son époque, avide de narrer ce qui se passait dans la société durant ces années de transformation et d’ouverture.
Toujours engagé, il traite dans ses films des thématiques sociales d’actualité, comme le terrorisme dans Días contados (1994), qui remporta la Concha de Oro à San Sebastián et 8 prix Goya, y compris ceux du meilleur film et de la meilleure direction, ou Lejos del mar (2015) ; l’immigration et le racisme dans Bwana (1996), qui remporta aussi la Concha de Oro ; la Guerre civile espagnole dans El viaje de Carol (2002) et la dictature franquiste dans Miel de naranjas (2012) ; ou plus récemment l’assassinat au Salvador de six pères jésuites en 1989 dans Llegaron de noche (2022).
Il a aussi réalisé des incursions dans le film d’action — La carta esférica (2007) —, le thriller — Plenilunio (2000) ou son dernier long métrage La sospecha de Sofía (2025) —, dans le cinéma historique — El rey pasmado (1991), gagnante de 8 prix Goya — et même dans le film d’horreur — La luna negra (1989)—, à travers des adaptations des écrivains Pérez Reverte, Muñoz Molina et Torrente Ballester, entre autres.