Cycle « Cinéma et mémoire » au 23e Festival du Cinéma et des Droits de l’Homme
Le 23e Festival du Cinéma et des Droits de l’Homme de San Sebastián se déroulera du 23 au 30 avril dans les théâtres Victoria Eugenia et Principal et sur d’autres scènes de la ville. Cette année, le cycle Cinéma et Mémoire revient à Tabakalera, avec trois films qui analysent le pouvoir des images et leur importance dans le récit de l'histoire : Mes fantômes arméniens, La noche está marchándose ya et Redlight to Limelight.
CINÉMA ET MÉMOIRE (Tabakalera)
- Mes fantômes arméniens (2025). Tamara Stepanyan. France-Arménie
Tamara Stepanyan entreprend un voyage évocateur à travers le monde oublié du cinéma arménien. Inspiré d’un dialogue avec son père, le célèbre acteur Vigen Stepanyan, ce documentaire captivant fait revivre son histoire intense entrelacée de la perte personnelle. La réalisatrice explore l’esprit créatif qui se cache derrière des films qui ont abordé des thèmes universels comme l’identité, l’amour, la lutte et l’expression artistique. Le film capture non seulement le cinéma arménien soviétique mais aussi l’âme perdurable du récit de ce pays : sa beauté, ses combats et son esprit indestructible.
- La noche está marchándose ya (2025). Ezequiel Salinas, Ramiro Sonzini. Argentine
Pelu, un homme dans la trentaine qui survit difficilement avec son salaire de projectionniste dans un cinéclub municipal, perd son travail mais accepte de rester comme gardien de nuit. À cause d’un enchaînement de circonstances malheureuses, il finit par habiter secrètement dans le cinéma, en compagnie des films qu’il revoit tous les soirs. Au fur et à mesure qu’il prend ses aises dans son nouveau domicile, Pelu commence à former une petite communauté qui habite dans le cinéma après les heures d’ouverture. Mais les conditions économiques précaires dans lesquelles ils vivent font aussi partie d’une crise généralisée qui menace de fermer le cinéma et met en danger leur petite communauté.
- Redlight to Limelight (2025). Bipuljit Basu. Inde-Finlande-Lettonie
Le documentaire suit un groupe de jeunes qui tissent des histoires passionnantes avec leurs mères et leurs sœurs à travers leur maison de production de vidéo locale, dans l’objectif d’obtenir un changement de vie significatif dans une communauté de travailleuses du sexe du bordel de Kalighat, à Calcutta. Laissant de côté les fantômes de leur réalité sordide, femmes et enfants se laissent submerger par la joie incroyable de raconter des histoires pour faire du bordel un meilleur endroit.